Même famille, deux niveaux de gamme
Le LG OLED B5 et le LG OLED C5 partagent l'essentiel : une dalle OLED 4K qui éteint chaque pixel individuellement, un noir parfait, des angles de vision très larges, le Dolby Vision, le système webOS et la télécommande à pointeur. Tous deux proposent quatre entrées HDMI 2.1, le VRR et l'ALLM pour le jeu.
LG a donc fait des économies ailleurs, sur trois éléments précis : la luminosité, le processeur et la fréquence maximale. La question est de savoir si ces trois points comptent pour vous.
La luminosité : la différence la plus visible
C'est l'écart principal. Le C5 est nettement plus lumineux que le B5, en plein écran comme sur les pics de lumière en HDR. D'après les mesures publiées, la différence est de l'ordre de plusieurs dizaines de pour cent selon la scène.
En 65 pouces, cet écart pèse plus lourd qu'en 55 : un grand écran brillant reflète plus facilement une fenêtre ou une lampe, et un surcroît de luminosité aide à les faire oublier. En journée, dans un salon clair, le C5 garde une image plus lisible et plus vivante. Le soir, rideaux tirés, les deux se valent presque : le noir parfait de l'OLED fait l'essentiel du travail.
En HDR, le C5 restitue mieux l'éclat d'un soleil couchant, de reflets sur l'eau ou d'une explosion. Le B5 reste agréable, mais l'effet est plus sage.
Le traitement d'image : α9 contre α8
Le C5 utilise le processeur α9 AI Gen8, le B5 l'α8. La différence se remarque surtout sur les sources de qualité moyenne :
- les chaînes TNT, diffusées en HD compressée, sont plus propres sur le C5, avec moins d'aplats et de bruit ;
- les dégradés (ciel, murs unis, scènes sombres) sont mieux lissés ;
- la mise à l'échelle des vidéos en 1080p est un peu plus fine.
Sur une grande diagonale, ces défauts s'étalent sur une surface importante. Si vous regardez beaucoup la télévision linéaire, le C5 fait une vraie différence. Si vous consommez surtout Netflix, Disney+ ou des Blu-ray 4K, l'écart se réduit fortement.
Le jeu : 144 Hz contre 120 Hz
C'est la différence la moins importante pour la plupart des joueurs. Les deux modèles offrent quatre entrées HDMI 2.1, le VRR, la compatibilité G-Sync et FreeSync, une latence très faible et le Dolby Vision en jeu. Le C5 monte à 144 Hz, le B5 plafonne à 120 Hz.
La PS5 et la Xbox Series X sont limitées à 120 images par seconde : sur console, les deux téléviseurs sont donc strictement équivalents. Seuls les joueurs sur PC, qui branchent une carte graphique puissante, profitent du 144 Hz.
| Modèle | Note | Gamme | Technologie d'écran | Fréquence maximale | Entrées HDMI 4K 120 Hz | Dolby Vision | Système | Lien |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 LG OLED C5 65 | 8,7/10 | €€€ | OLED | 144 Hz | 4 | Oui | webOS | Voir |
| 3 LG OLED B5 65 | 8,5/10 | €€ | OLED | 120 Hz | 4 | Oui | webOS | Voir |
Interface, son et durabilité
Aucune différence côté logiciel : même webOS, mêmes applications, mêmes publicités sur l'écran d'accueil, même programme de mises à jour webOS Re:New. Les deux lisent le Dolby Vision mais pas le HDR10+, comme tous les LG.
Côté son, aucun des deux ne dispense d'une barre de son face à un écran de 65 pouces. La durabilité est équivalente : même technologie, mêmes protections de la dalle, même garantie. Le marquage n'est pas plus fréquent sur le B5, comme nous l'expliquons dans notre article sur la durée de vie d'une TV OLED.
Lequel choisir ?
Choisissez le LG C5 si votre salon est lumineux en journée, si vous regardez beaucoup la TNT ou le sport, si vous aimez un HDR spectaculaire, ou si vous jouez sur PC. C'est notre meilleur choix global en 65 pouces.
Choisissez le LG B5 si vous regardez surtout des films et des séries en streaming le soir, si vous jouez sur console, et si l'écart de prix, souvent significatif en 65 pouces, peut financer une barre de son. C'est notre meilleur rapport qualité prix de la catégorie.
Et si votre salon est vraiment très lumineux, aucun des deux n'est idéal : un Mini LED antireflet comme le Samsung QN90F sera plus confortable. Retrouvez tous les modèles dans notre comparatif des téléviseurs 65 pouces.
